LIEUX DE MÉMOIRE et D'HISTOIRE
de L'IMMIGRATION et de L'EXIL ESPAGNOLS en ÎLE-DE-FRANCE
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Commissions ouvrières

De 1964 à nos jours


CC.OO.


Le syndicat Commissions ouvrières (CC.OO.) est créé au cours de la seconde étape du franquisme et trouve ses origines dans différentes grèves et manifestions ouvrières contre le régime. Après la restauration de la démocratie, CC.OO. devient la première organisation syndicale du pays et l’est encore aujourd’hui.


Le syndicat Commissions ouvrières (CC.OO.) est créé au cours de ce que l’on nomme la seconde étape du franquisme, période durant laquelle une partie des ministres appartenant à la Phalange sont remplacés par des technocrates proches de l’Opus Dei.

Le mouvement trouve son origine dans différentes grèves et manifestions ouvrières contre le régime franquiste, qui reçoivent le soutien du PCE et de groupements de travailleurs proches des mouvements catholiques antifranquistes. Après la restauration de la démocratie, CC.OO. devient la première organisation syndicale du pays et l’est encore aujourd’hui.

Plusieurs auteurs remarquent que l’apparition de ce syndicat est l’un des éléments représentatifs de l’émergence de la société civile en Espagne. Cette affirmation découle du fait que le syndicat naît de pratiques organisationnelles spontanées visant l’unification du mouvement ouvrier antifranquiste, interdites par le régime.

En 1964, CC.OO. devient un mouvement organisé, au moment même où la loi sur les Associations est ratifiée par le régime. Cette loi a permis aux associations dites « de voisinage » de recourir à de nouvelles formes d’organisation.

Après s’être présenté aux élections syndicales en 1966, CC.OO. récupère une grande partie des votes face au syndicat unique du régime franquiste.

Un peu plus tard, le syndicat est déclaré illégal par le gouvernement du régime, sans que cela n’entrave ses actions. Ses membres demeurent toutefois soumis aux représailles et ce, jusqu’au dernier jour du régime.

Sa lutte contre le régime et pour la conquête de libertés fait de lui un acteur collectif important au cours des mobilisations ouvrières pendant la longue agonie du franquisme.

A partir de 1973, les conflits opposant le régime au mouvements ouvrier augmentent, faisant de CC.OO. une des plus grosses structures démocratique de défense des travailleurs.

Sa relation avec les l’histoire de l’immigration et de l’exil espagnols en France, provient des différentes activités menées sur le territoire français pour déstabiliser le franquisme comme, par exemple, la formation du Groupement démocratique d’Espagne.

Références

- Gómez Roda, José Alberto, Comisiones Obreras y represión antifranquista, Universitat València, 2004.

- Sanz Oller, Julio (1972), Barcelone, l’espoir clandestin : Commissions ouvrières de Barcelone, le chien rouge, Marseille, 2008.

- http://www.ccoo.com/csccoo/menu.do?Conoce_CCOO:Breve_historia

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